La résidence sociale, une aide au logement des jeunes ?

Dénicher un logement en région parisienne est un véritable parcours du combattant pour les jeunes à cause de la cherté et de l’élitisme dans le privé. La résidence sociale représente alors une alternative viable.

Difficultés croissantes pour se loger à Paris

 

Loyers sont en hausse, charges importantes, bailleurs privés qui exigent des garanties très élevées, services hors de prix des agences immobilières… les obstacles se multiplient pour les jeunes qui emménagent dans la capitale.

 

Livrés à eux-mêmes, pressée par le temps avant le début de leurs cours, de leur stage ou de leur nouvel emploi, les jeunes prennent des logements souvent bien éloignés de celui qu’ils espéraient.

 

Une alternative au logement privé pour les jeunes

 

Nombreux sont ceux qui optent pour les foyers de jeunes travailleurs. Il s’agit de structures sociales comprenant chambres, studios, studettes.

 

Leur vocation est de faciliter l’accès au logement des étudiants, stagiaires ou apprentis ainsi que les jeunes actifs en leur offrant plus de souplesse : loyer allégé, préavis réduit à 1 mois, pas de garant pour ceux qui sont rémunérés. Autre avantage, la majoration de l’aide au logement (APL), le contrat n’étant pas signé entre particuliers, mais avec une résidence aux dispositions sociales. Certaines proposent en outre la restauration sur place et une assistance pour les formalités administratives.

 

Ce dispositif, déjà utilisé par 11 % des jeunes franciliens complète efficacement l’offre du CROUS, dont la part sur l’ensemble des structures d’accueil disponibles, n’est que de 2,8 % !

 

Le manque de visibilité reste un frein majeur

 

Malheureusement, beaucoup de demandeurs ignorent où dénicher ces résidences et foyers de jeunes, la mise en relation se faisant majoritairement par bouche-à-oreille. Souvent gérés par des associations à but non lucratif, proposés sur son site internet uniquement, ils ne sont pas facilement visibles des futurs locataires.

 

C’est pour répondre à ce manque de transparence qu’a été créée la première plateforme de centralisation de l’offre et de la demande. Gratuite, elle permet de répondre aux besoins de 15.000 à 20.000 jeunes chaque année.